"Depuis des millénaires, la vie s'écoule tel un long fleuve qui trace sa route et écrase tout sur son passage. Ce qui est propre à cet écoulement est que s'il n'est pas dirigé, il s'étale et perd de sa puissance. L'esprit humain est à l'image du fleuve de la vie. Sans directions, il s'éparpille et fini par perdre le but de son existence.
Un fait est admis par tous, bien que l'ouverture de l'esprit humain est grande, il y a un but dans chaque vie : vivre. Le paradoxe est là. La définition de ce que les humains ont fait de ce mot de tous les points de vues possibles est toujours contrariée par les actes qu'ils accomplissent tout au long de leur vie. La destruction de soi-même et des autres sont les grands vecteurs de ce paradoxe." (Anonyme)
Je fais parti des gens qui se laissent vivre et prennent parfois des décisions qui permettent à leur conscience d’évoluer. C’est là je pense qu’est le but de la vie. Ce n’est pas dans le prolongement de la moyenne d’année à vivre qu’a un humain car ce sujet est un point sensible : à qui profite ce prolongement de la vie ? Les différences d’environnements outrageusement éloignées les unes des autres, ne serait-ce dans une ville, démontrent l’ineptie de cette volonté.
Nous apprenons à l’école des éléments théoriques qui donnent à notre esprit la possibilité de s’ouvrir. On nous apprend aussi que l’expérience est un point important car elle a un impact plus fort sur l’esprit (l’exemple le plus criant est la chaleur d’une flamme : une fois testée, nous n’y remettons pas les doigts de plein gré).
Une question me brûle les lèvres tous les jours mais je n’ose la poser de peur d’être déçu par la réponse qui je pense serait répétée un nombre incalculable de fois à mes oreilles. Une question avec des mots simples qui devrait faire réfléchir les gens de ma génération mais qui je le crois entre par une oreille et sort par l’autre sans réveiller le moindre neurone. Pour quoi vous battez-vous ? Pour vivre ? Egoïste et menteur. Pour manger ? C’est bien. Et ceux qui n’ont rien à manger ? Pour gagner de l’argent ? Pff. Comment ça tu ne sais pas ?!
Nous connaissons la différence entre le bien et le mal. Nous savons ce qui est important. Faisons-nous quelque chose pour les autres ? Certains oui. J’aurais peur d’apprendre le pourcentage de personnes qui en ont conscience et font des efforts.
Je ne suis pas mieux que vous. Je suis conscient et je m’arrête là comme un grand nombre d’entre-vous. Alors voilà : je l’écris. Je me fais violence en prenant conscience que quelque part, au fond, dans un coin, je sais tout ça mais je n’en fais rien de bon ni de constructif pour qu’enfin, je me libère de ces pensées qui me font mal sans que je m’en rende compte.
Je reviens sur un thème que j’ai déjà abordé (surtout dans
L’automate rêveur) : le métro parisien. Un événement anodin montre la détresse humaine qui habite ce lieu. Un SDF m’a fendu le cœur lorsque je me suis rendu compte que entre juin et août, il a changé de discours pour obtenir de quoi survivre et je suis certain que peu de monde l’a remarqué. L’indifférence qui sourde en ce lieu est absolument ignoble. J’ai une autre question : qui se souvient du discours que le SDF a dit aujourd’hui dans le métro ? Et si vous vous en souvenez, c’est pour quelle raison ? N’est ce pas parce que vous l’avez entendue de trop nombreuses fois et que, comme une musique qui ne vous plaît pas mais que vous entendez tous les jours, vous en connaissez l’air ? Rien que le fait d’écrire ces quelques mots me rend abjecte.
De nombreuses idées sont jetées dans le tas ici et j’espère vous voir réagir car bien qu’on dit que les écris restent, demain, je pourrais décider de retirer ce post.
Pour ceux que ça intéresse, Chronos est le Dieu du temps et Janus celui des transitions et des passages.