Lostspirit - Les textes de Nico

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lundi 29 décembre 2008

Caravan Palace

Roohhh c'est trop bien je pourrais l'écouter en boucle une semaine entière !!!
C'est Caravan Palace - "La caravane qui t'emmène"

mercredi 28 novembre 2007

Mélange de sentiments 3

En 2073, l'humanité n'est plus qu'un idéal de pensée. Nous sommes retombés dans un âge sombre (ou bien en sommes-nous jamais sortis ?). La nuit magnétique est tombée, je me promène avec un ami mélomane dans les rues de New Madrid. Nos pas nous ont amenés dans les quartiers hors de l'enceinte protectrice UV. Dans cette partie de la ville, les religions et mythes ont vécu une résurgence ultra rapide. Mon ami monologue sur la musique qui le suit partout où il va. Tous les instruments de la création trouvent leur aube dans les sons de la vie quotidienne. En passant devant le quartier des péripatéticiennes, l'une d'entre elles me fixait du regard. Elle remuait les lèvres mais je ne saisissait pas ses paroles. Me rapprochant, j'entendis alors ses paroles qui étaient en parfait désaccord avec celles de mon ami : "Silenzio, silenzio...". Elle avait une voix sensuelle et son attitude était plus que suggestive. J'appris plus tard, dans des circonstances plus intimes, qu'elle était sourde et qu'on lui avait appris à dire quelques mots de cette manière pour attirer des clients et ainsi survivre dans cette vie où la mort était présente sous chaque détritu. Plus loin dans ce quartier, une secte vénérait et redoutait le mythe du Minotaure. Au travers des barreaux d'une fenêtre cassée en bas d'un immeuble, nous entendîmes des hommes apeurés qui cherchaient à se cacher de ce qui était devenu leur plus grande peur. Et bien que je ne sois pas croyant, j'entendis tout de même la mort se repaître de manière bestiale de la chair de ces hommes. La justice n'existe plus, il faut se battre.

Mélange de sentiments 2

Damien est malade. Dans son corps et son esprit combattent ensemble la foi et la mécanique organique. Son univers stérilisé l'enferme dans un monde où l'on se complaît dans sa misérable vie égoïste. Un seul élément lui ouvre une fenêtre sur son monde imaginaire : la musique. Rien ne l'empêche de salir son ouïe. Ses autres sens ne lui permettent aucune marge de manoeuvre. Pourtant, son corps, en perpetuel combat, est un théatre où l'orchestre de la vie s'efforce de terminer chaque acte sur une note de triomphe. Son esprit, où règne un chaos émotionnel indescriptible, laisse souvent son imagination errer dans un rêve éveillé dans lequel le bien et le mal font preuve d'ingéniosité pour remporter des batailles sanglantes. Celles-ci se déroulent dans un décor immuable de rues, bâtiments, qui se sont imprimés dans l'inconscient de Damien avant qu'on l'enterre vivant dans sa tombe stérile. Le mal n'a pas de forme, il est sombre, impalpable, inaudible, sournois et présent dans la part animale de chacun. Le bien est utopique, universel, immense et offre toujours une porte de sortie. La musique lui permet de lancer ses assauts comme un chef d'orchestre désignants chaque corps d'attaque, leur imprimant la puissance nécessaire pour prendre le pas sur l'ennemi. Le point d'équilibre est mis à mal et permet de remporter la victoire. La vie, par l'espoir, a offert un nouveau répit. Mais l'issue du prochain combat n'est pas certain. En attendant, le silence fait sien de la scène.

lundi 26 novembre 2007

Mélange de sentiments 1

Dans un lieu à la fois connu et inconnu de tous, la vie se déroule au rythme des combats quotidiens. Les éléments s'y déchaînent dans un maëlstrom organique. Les êtres survivent et mettent toute leur âme dans la liesse complaisante du chaos universel. Les émotions sont diversifiées. De la haine à l'amour, du chagrin à l'espoir, de l'indifférence à l'amitié, la danse de la vie est inintérrompue. La foi de la fin et du renouveau fait partie intégrante de chacun. Les combats se font plus durs à chaque instants jusqu'à devenir insupportables. La peur animale transpire de tous les êtres et la révolte est déjà étendue aux plus infimes cellules de vie. La litanie de l'espoir maintient une cohésion à l'ensemble. Malgré une fin incertaine, les êtres sont confiants car la vie sussurre sa force à leurs oreilles égoïstes.
Le terme approche.
Et la vie continue.
Les opposants restent distants dans un équilibre sans cesse remis en cause. Partout, à chaque instant.

Spéciale dédicace à Boons qui est l'auteur de la musique qui m'a inspiré pour l'écriture de ce petit texte !!
Et il y en aura bientôt d'autres
Et non, désolé, je n'ai pas le droit de la diffuser...

jeudi 13 septembre 2007

Chronos et Janus

"Depuis des millénaires, la vie s'écoule tel un long fleuve qui trace sa route et écrase tout sur son passage. Ce qui est propre à cet écoulement est que s'il n'est pas dirigé, il s'étale et perd de sa puissance. L'esprit humain est à l'image du fleuve de la vie. Sans directions, il s'éparpille et fini par perdre le but de son existence. Un fait est admis par tous, bien que l'ouverture de l'esprit humain est grande, il y a un but dans chaque vie : vivre. Le paradoxe est là. La définition de ce que les humains ont fait de ce mot de tous les points de vues possibles est toujours contrariée par les actes qu'ils accomplissent tout au long de leur vie. La destruction de soi-même et des autres sont les grands vecteurs de ce paradoxe." (Anonyme)

Je fais parti des gens qui se laissent vivre et prennent parfois des décisions qui permettent à leur conscience d’évoluer. C’est là je pense qu’est le but de la vie. Ce n’est pas dans le prolongement de la moyenne d’année à vivre qu’a un humain car ce sujet est un point sensible : à qui profite ce prolongement de la vie ? Les différences d’environnements outrageusement éloignées les unes des autres, ne serait-ce dans une ville, démontrent l’ineptie de cette volonté.
Nous apprenons à l’école des éléments théoriques qui donnent à notre esprit la possibilité de s’ouvrir. On nous apprend aussi que l’expérience est un point important car elle a un impact plus fort sur l’esprit (l’exemple le plus criant est la chaleur d’une flamme : une fois testée, nous n’y remettons pas les doigts de plein gré).
Une question me brûle les lèvres tous les jours mais je n’ose la poser de peur d’être déçu par la réponse qui je pense serait répétée un nombre incalculable de fois à mes oreilles. Une question avec des mots simples qui devrait faire réfléchir les gens de ma génération mais qui je le crois entre par une oreille et sort par l’autre sans réveiller le moindre neurone. Pour quoi vous battez-vous ? Pour vivre ? Egoïste et menteur. Pour manger ? C’est bien. Et ceux qui n’ont rien à manger ? Pour gagner de l’argent ? Pff. Comment ça tu ne sais pas ?!
Nous connaissons la différence entre le bien et le mal. Nous savons ce qui est important. Faisons-nous quelque chose pour les autres ? Certains oui. J’aurais peur d’apprendre le pourcentage de personnes qui en ont conscience et font des efforts.
Je ne suis pas mieux que vous. Je suis conscient et je m’arrête là comme un grand nombre d’entre-vous. Alors voilà : je l’écris. Je me fais violence en prenant conscience que quelque part, au fond, dans un coin, je sais tout ça mais je n’en fais rien de bon ni de constructif pour qu’enfin, je me libère de ces pensées qui me font mal sans que je m’en rende compte.
Je reviens sur un thème que j’ai déjà abordé (surtout dans L’automate rêveur) : le métro parisien. Un événement anodin montre la détresse humaine qui habite ce lieu. Un SDF m’a fendu le cœur lorsque je me suis rendu compte que entre juin et août, il a changé de discours pour obtenir de quoi survivre et je suis certain que peu de monde l’a remarqué. L’indifférence qui sourde en ce lieu est absolument ignoble. J’ai une autre question : qui se souvient du discours que le SDF a dit aujourd’hui dans le métro ? Et si vous vous en souvenez, c’est pour quelle raison ? N’est ce pas parce que vous l’avez entendue de trop nombreuses fois et que, comme une musique qui ne vous plaît pas mais que vous entendez tous les jours, vous en connaissez l’air ? Rien que le fait d’écrire ces quelques mots me rend abjecte.

De nombreuses idées sont jetées dans le tas ici et j’espère vous voir réagir car bien qu’on dit que les écris restent, demain, je pourrais décider de retirer ce post.
Pour ceux que ça intéresse, Chronos est le Dieu du temps et Janus celui des transitions et des passages.

jeudi 14 juin 2007

La main, la mano, the hand...

C'est le membre qui caractérise l'humain. Ce qui caractérise cette main, c'est le pouce opposé qui permet d'attraper des objets. Nous n'en serions pas là sans elle.
Peut-elle évoluter ?

Un deuxième pouce placé à l'opposé du premier ?
Ou au contraire, l'annulaire en moins : il se sert à rien et est à moitié dépendant de ses 2 voisins.
Une phalange supplémentaire pour augmenter notre dextérité ?
Des os plus souples pour limiter les dégats en cas de chocs ?
Des ongles plus durs pour avoir une utilité plus concrête ?
Plus de sensibilité au bout des doigts afin de mieux sentir ce qui nous entoure ?
Un système de pores absorbantes qui serviraient de second nez ?
Une adhérence accrue au bout des doigts pour ne pas laisser s'enfuir le poisson ?
Une peau plus dure sur le dos de la main pour parer d'éventuels coups ?
Une liberté de mouvements en ayant la possibilité d'attraper un objet posé sur le dos de sa main avec les doigts de cette même main ?

Les évolutions de cette main, si jamais elle devait se produire, aura-t-elle des répercutions sur le reste de notre corps ?